Rapport sur la sécurité alimentaire en Afrique

La Commission de l’Union Africaine (CUA) a publié récemment pour la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA) et l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) la dernière version mise à jour de leur rapport annuel sur l’état de la sécurité alimentaire et de la nutrition en Afrique. Ce nouveau rapport interactif montre que la crise alimentaire s’est amplifié en Afrique. En 2020, plus de 281 millions d’Africains étaient sous-alimentés, soit 46 millions de plus qu’en 2019 et même 89 millions de plus qu’en 2014, précise le rapport. Le nombre de personnes souffrant de la faim en Afrique continue d’augmenter, en raison des conflits, du changement climatique et des ralentissements économiques, notamment ceux qui sont dus à la pandémie de covid-19. Outre les 346 millions d’Africains en situation d’insécurité alimentaire grave, 452 millions sont en situation d’insécurité alimentaire modérée.

Les niveaux de la faim varient considérablement d’une sous-région à une autre. Sur le nombre total de sous-alimentés, 125 millions de personnes vivent en Afrique de l’Est (44%). Suivent l’Afrique de l’Ouest (75 millions ; 27%), l’Afrique centrale (57 millions ; 20%), l’Afrique du Nord (17 millions ; 6%) et l’Afrique australe (plus de 6 millions ; 2,4%).

Au total, l’Afrique représente plus de la moitié de l’augmentation mondiale du nombre de personnes sous-alimentées sur la période 2014-2020. En outre, l’Afrique de l’Est et l’Afrique de l’Ouest représentent 83 % de la hausse du nombre de personnes sous-alimentées à l’échelle du continent entre 2014 et 2020.

Le produit intérieur brut réel en Afrique a chuté de 2,1% en 2020, principalement en raison de la pandémie de covid-19, et de nombreux gouvernements ont rapidement élargi les mesures de protection sociale pour protéger les plus vulnérables.

Selon l’ONU et l’UA, la situation de la sécurité alimentaire est déterminée par un certain nombre de facteurs clés, qui se chevauchent souvent. Les conflits, la variabilité et les extrêmes climatiques, ainsi que les ralentissements et les fléchissements économiques sont les principaux facteurs de l’insécurité alimentaire en Afrique.

En perturbant les activités économiques et les moyens d’existence, la pandémie de covid-19 a entraîné un fléchissement économique spectaculaire en Afrique et contribué à l’aggravation de la situation de sécurité alimentaire.

Outre la faim, des millions d’Africains souffrent de carences généralisées en micronutriments, tandis que le surpoids et l’obésité sont déjà des problèmes de santé publique importants dans de nombreux pays.

Pandémie de la COVID 19: Point de la situation en Afrique

L’Afrique connaît déjà une quatrième vague de l’épidémie avec un peu plus de 3.000 décès qui ont été signalés au cours des trois premières semaines de la vague pandémique actuelle. Le continent a également enregistré plus de 196.000 nouveaux cas pour la semaine se terminant le 12 décembre, contre environ 107.000 la semaine précédente. Au total, le continent compte désormais près de 9 millions de cas de Covid-19 dont près de 225.000 décès.

Cette recrudescence des nouveaux cas, associée à un faible nombre d’hospitalisations, est particulièrement marquée en Afrique du Sud, qui a connu une augmentation de 66 % des nouveaux cas au cours des sept derniers jours par rapport aux sept jours précédents. Alors que les hospitalisations ont augmenté de 67% au cours des sept derniers jours, le taux d’occupation des lits dans les unités de soins intensifs reste faible, à 7,5%, et 14% des patients hospitalisés reçoivent de l’oxygène supplémentaire. En revanche, l’OMS admet qu’avec un nombre de nouveaux cas qui atteint des sommets, les taux doublant tous les cinq jours, il ne faut pas « baisser la garde ». D’autant que cette vague intervient pendant la période des fêtes de fin d’année, « marquée par les rassemblements et les voyages traditionnels, ainsi qu’une couverture vaccinale décevante ».

Plus largement, la couverture vaccinale reste très variable dans la région. Et l’Afrique pourrait n’atteindre l’objectif des 70 % de vaccinés qu’en août 2024, selon des projections de l’OMS, qui a de nouveau appelé à une accélération des campagnes de vaccination pour « sauver beaucoup de vies ». La barre des 70 % d’individus vaccinés dans une population est considérée comme essentielle pour contrôler la pandémie, a rappelé la Branche africaine de l’OMS. Or, au 13 décembre, seulement 20 pays africains avaient vacciné au moins 10 % de leur population, seulement 6 avaient atteint les 40 % de vaccinés et seulement deux (Maurice et les Seychelles) en étaient à 70 %. « Au rythme actuel, il faudra attendre mai 2022 pour avoir en Afrique une couverture vaccinale de 40 % et août 2024 pour atteindre 70 % », a précisé l’OMS-Afrique. A ce stade, 53 pays africains ont administré un total de 264 millions de doses (soit 61% des doses reçues). Pour vacciner pleinement 70 % des Africains, il faut environ 1,6 milliard de doses supplémentaires et redoubler d’efforts pour accroître la demande de vaccins.

Par ailleurs, les difficultés rencontrées par l’Afrique en matière de vaccination sont aggravées par les interdictions de voyager liées à l’Omicron. Au total, plus de 2.700 cas d’Omicron ont été signalés dans 59 pays à travers le monde, dont 11 pays africains comptant pour 33 % du nombre global de cas, selon l’OMS. Toutefois, la part de l’Afrique ne cesse de diminuer et l’Afrique du Sud n’est plus en tête des cas d’Omicron dans le monde. 

Lutte contre le VIH/SIDA: Quelques chiffres sur la situation dans le monde

Le VIH reste un problème majeur de santé publique de portée mondiale, qui a entraîné jusqu’ici  36 millions de décès. Cependant, grâce à un meilleur accès à une prévention, à un diagnostic, à un traitement et à des soins efficaces, concernant aussi les infections opportunistes, l’infection à VIH est devenue une pathologie chronique qui peut être prise en charge avec l’assurance de vivre longtemps et en bonne santé.

Le dernier rapport publié par  l’ONUSIDA pour le suivi de la lutte contre le VIH SIDA révèle que le nombre actuel de personnes infectées par le virus  est d’environ 40 millions de personnes dans le monde parmi lesquels 53% de femmes et  1,8 millions d’enfants.  Au 30 Juin 2021; 28.2 millions de personnes avaient accès à la thérapie antirétrovirale tandis que 680 000 personnes sont décédées de maladies liées au sida en 2020.

On note que depuis 2010, les nouvelles infections au VIH ont diminué de 31 %, passant de 2.1 millions à 1.5 million en 2020. La mortalité liée au sida a diminué de 53 % chez les femmes et les filles et de 41% chez les hommes et les garçons depuis 2010.

Selon le rapport, Les personnes vivant avec le VIH subissent des conséquences plus graves et présentent des comorbidités plus importantes à cause de la COVID-19 que les personnes ne vivant pas avec le VIH et, à la mi-2021, la plupart n’avaient pas accès aux vaccins COVID-19. L’Afrique subsaharienne abrite les deux tiers (67 %) des personnes vivant avec le VIH. Mais les vaccins qui peuvent les protéger n’arrivent pas assez vite. En juillet 2021, moins de 3% des personnes en Afrique avaient reçu au moins une dose d’un vaccin COVID.

La pandémie  de la COVID 19 a gravement perturbé l’accès aux systèmes de santé, aux tests de dépistage et aux traitements dans de nombreux pays. En 2020, le nombre de personnes touchées par des programmes de prévention du sida a diminué de 11%. Le dépistage du sida a globalement fléchi de 22%, retardant le début des traitements dans la plupart des pays.

En 2020, les populations clés (les professionnel(le)s du sexe et leurs clients, les hommes gays et autres hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes, les consommateurs de drogues injectables, les femmes transgenres) et leurs partenaires sexuels représentaient 65% de toutes les nouvelles infections au VIH.

Source: https://www.unaids.org/fr/resources/fact-sheet

Nouveau variant Omicron du COVID-19: que retenir?

Le 23 novembre 2021, un nouveau variant portant de nombreuses mutations a été identifié à partir des données partagées par des virologues sur la base de données internationales GISAID (Global Initiative on Sharing Avian Influenza Data). Il s’agit du variant OMICRON qui a été signalé pour la première fois en Afrique du Sud et a déjà été détecté dans plus de 23 pays à la date d’aujourd’hui. La particularité d’Omicron est la présence de 62 mutations sur son génome par rapport à la souche originelle Wuhan, dont 11 rarement ou jamais observées jusque-là.

Certains cas d’Omicron présenteraient des symptômes « légers » et les experts devraient avoir plus d’informations sur la transmission du nouveau variant dans les prochains jours. « Les données préliminaires suggèrent que le variant Omicron peut être plus transmissible. En termes de patients, il existe des cas allant de légers à graves. Il est toujours à l’étude pour savoir si cela provoque une Covid-19 plus grave », a précisé, la Dre Maria Van Kerkhove, Responsable technique pour la Covid-19 à l’OMS.

Alors que l’attention de la planète porte désormais sur ce nouveau variant, l’OMS souligne que la planète ne doit pas oublier qu’elle est déjà confrontée à « un variant dangereux et hautement transmissible, le variant Delta ». Selon l’Agence sanitaire mondiale de l’ONU, ce variant détecté pour la première fois en Inde, représente actuellement la quasi-totalité des cas de Covid-19 dans le monde.

Sources:

https://news.un.org/fr/story/2021/12

https://www.vidal.fr/actualites/

Formation des agents de collecte sur la mission MBS de Breakthrough Action

En prélude à la réalisation de l’enquête sur les déterminants des comportements liés au paludisme, LEADD a organisé du 04 au 10 Novembre 2021 à l’hotel CODIAM une formation à l’endroit des agents qui seront chargés de la collecte des données.

Cette formation a été organisée en triplex via la plateforme Zoom sur trois différents sites que sont Cotonou, Bohicon et Parakou. Elle avait pour but d’exposer aux agents de collecte les objectifs de la mission, de parcourir avec eux les différents outils de la collecte et de leur donner les directives pour une collecte de qualité. L’equipe des formateurs était composée des consultants de LEADD et des représentants du commanditaire, Breakthrough Action. Il faut noter que cette formation a été organisée dans le respect des gestes barières

Appel à candidature du cabinet LEADERSHIP ET DEVELOPPEMENT

Dans le cadre d’une mission d’assistance technique, le Cabinet Leadership et développement (LEADD) recherche en urgence 02 Experts juristes.
Profil recherché :
o Etre titulaire d’un diplôme de l’enseignement supérieur de niveau BAC + 4 minimum en droit ou Magistrature ou dans une discipline pertinente et directement concerné par les sciences juridiques.
o Excellente maîtrise de la langue française.
o Maîtrise des outils informatiques les plus courants : traitement de texte, tableur, présentation, navigation internet, messagerie électronique.
o Grande aptitude au travail en équipe multiculturelle et multidisciplinaire, à la coordination) la mise en relation et à l’animation.
Expérience professionnelles générales exigées
o Minimum Cinq (05) ans d’expériences au pénal ou dans un cabinet d’avocat.
Forme de contrat : Contrat de prestation
Pièces à fournir : – 01 lettre de motivation

  • 01 Curriculum Vitae
    Date limite de dépôt des dossiers : Jeudi 02 décembre 2021 à 18 heures précises.
    Les dossiers seront reçus exclusivement par voie électronique à l’adresse suivante : recrutement@leadd-hq.com en mettant en copie tatiana.capochichi@leadd-hq.com et vcapochichi@gmail.com

Notes
1 – Seuls les dossiers envoyés aux bonnes adresses mail seront pris en compte
2 – Seuls les candidats présélectionnés seront recontactés pour complément de dossiers au plus tard le lundi 20 décembre 2021

Formation des agents de collecte sur la mission MSH

le cabinet LEADD a organisé du 18 au 23 Octobre 2021 à l’hotel CODIAM, une formation aux agents de collecte dans le cadre de la mission « Évaluation de la qualité de la prise en charge des cas de paludisme dans les formations sanitaires publiques et privées du Bénin » commanditée par Management Science of Health (MSH). La formation avait pour but d’expliquer aux agents composé de biologistes, d’agents de santé et d’enquêteurs, les objectifs de la mission, de parcourir les différents outils de collecte et de donner les directives .

Une sensibilisation a été faite sur le système de management de la qualité et sur la nécessité de respecter les exigences du clients. L’équipe des formateurs était composée de statisticien, médecin en santé publique, programmeur, représentants du Programme National de Lutte contre le Paludisme et représentants du commanditaire.

Cancer du sein, Parlons-en!!

Le cancer du sein est une tumeur maligne qui se développe au niveau de la glande mammaire. En 2020, on a recensé 2,3 millions de femmes atteintes du cancer du sein et 685 000 décès par cancer du sein dans le monde. Fin 2020, 7,8 millions de femmes en vie s’étaient vues diagnostiquer un cancer du sein au cours des cinq années passées, ce qui fait du cancer du sein le cancer le plus courant à l’échelle du globe. À l’échelle mondiale, les femmes perdent plus d’années de vie en raison du cancer du sein que de n’importe quel autre type de cancer. Le cancer du sein est présent dans tous les pays du monde et touche des femmes de tous âges à partir de la puberté.

Le cancer du sein n’est pas une maladie transmissible ou infectieuse contrairement à certains cancers qui ont pour origine une infection. Près de la moitié des cancers du sein naissent chez des femmes qui ne présentent pas de facteur de risque notable, si ce n’est leur sexe (féminin) et leur âge (plus de 40 ans). Certains facteurs accroissent le risque de cancer du sein, à savoir, notamment, un âge grandissant, l’obésité, l’abus d’alcool, des antécédents familiaux de cancer du sein, une exposition aux radiations, les antécédents gynécologiques (âge de la patiente au début de sa menstruation, à sa première grossesse, etc.), le tabagisme et un traitement hormonal post-ménopause. Le sexe féminin est le facteur de risque de cancer du sein le plus élevé. Environ 0,5 à 1 % des cancers du sein se développent chez des hommes. Le traitement du cancer du sein chez l’homme suit les mêmes principes que celui du cancer du sein chez la femme.

Le cancer du sein prend la plupart du temps la forme d’une masse ou d’un épaississement non douloureux dans le sein. En règle générale, il se manifeste par une masse ou un épaississement dans le sein; un changement de taille, de forme ou d’apparence du sein; des fossettes, des rougeurs, une peau d’orange ou d’autres changements cutanés; une modification de l’apparence du mamelon ou de la peau qui l’entoure (aréole),et/ou un écoulement anormal du mamelon. À un stade avancé, le cancer peut perforer la peau et provoquer des lésions ouvertes (ulcères) qui ne sont pas nécessairement douloureuses.

Pour réduire le risque de cancer du sein, on peut adopter certains comportements et prendre certaines mesures comme :

  • faire durer l’allaitement au sein ;
  • faire de l’exercice physique régulièrement ;
  • surveiller son poids ;
  • éviter d’abuser de l’alcool ;
  • éviter de s’exposer à la fumée de tabac ;
  • évider de suivre un traitement hormonal prolongé ;
  • et éviter de s’exposer de façon excessive aux rayonnements.

Malheureusement, même si on contrôlait tous les facteurs de risque qui peuvent l’être, on ne parviendrait à réduire le risque de cancer du sein que de 30 % tout au plus. Il est donc important que toute femme remarquant une grosseur anormale au niveau du sein consulte un professionnel de la santé dans un délai d’un à deux mois, même si cette grosseur ne provoque aucune douleur. Le fait de consulter un professionnel de la santé dès les premiers signes d’un possible symptôme contribue à renforcer l’efficacité du traitement.

Sources:

https://www.who.int/fr/news-room/fact-sheets/detail/breast-cancer

https://news.un.org/fr/story/2021

Vaccin contre le paludisme: Que faut-il savoir?

L’OMS a annoncé, mercredi 06 Octobre passé, le déploiement massif du premier vaccin antipaludique chez les enfants vivant en Afrique subsaharienne et dans des zones à risque, saluant un « fait historique ». Longtemps, la perspective d’un vaccin contre le paludisme semblait un Graal inaccessible. Au total, plus de 100 candidats-vaccins ont déjà été testés chez l’homme contre Plasmodium falciparum, le parasite responsable de la maladie. Sans résultats probants jusqu’ici.

Le vaccin qui a réussi à tirer son épingle du jeu est le Mosquirix, ou RTS,S, développé par le géant pharmaceutique britannique GlaxoSmithKline (GSK). Depuis 2019, le Mosquirix fait l’objet d’un programme pilote : plus de 2,3 millions de doses ont ainsi été administrées à des enfants au Ghana, au Kenya et au Malawi. Les résultats montrent qu’il « réduit le paludisme sous sa forme grave de 30 % », a déclaré Kate O’Brien, directrice du département Vaccination à l’OMS. Dans le détail, les essais cliniques de phase 3 ont démontré que le vaccin, lorsqu’il est administré en quatre doses, prévient 4 cas de paludisme sur 10, et 3 cas sur 10 de paludisme grave menaçant le pronostic vital. Cela en fait donc le premier vaccin, et le seul jusqu’à présent, ayant montré une efficacité pour réduire significativement le nombre des cas.

Ce vaccin ne sera néanmoins pas la clé pour éradiquer le paludisme du fait de son efficacité limitée, il s’agit d’un nouvel outil qui vient s’ajouter aux traitements préventifs et aux répulsifs déjà présents dans l’arsenal antipaludique. Un outil d’autant plus important à un moment où les craintes d’une résistance du parasite aux différents traitements augmentent.

En parallèle, d’autres vaccins suscitent l’espoir de la communauté scientifique. L’un d’eux, le R21/Matrix M, développé par l’Université d’Oxford, a ainsi montré des résultats très prometteurs en affichant, à l’issue de sa phase II, une efficacité de 77%. La troisième phase a débuté auprès de près de 5 000 enfants au Kenya, en Tanzanie, au Burkina Faso et au Mali. Les résultats sont attendus en 2023. 

Source:

https://www.france24.com/fr/afrique/

https://www.lemonde.fr/afrique/article/

Quelques informations sur les maladies cardio-vasculaires

Le 29 septembre de chaque année est célébrée la Journée mondiale du cœur, afin de nous sensibiliser aux maladies cardio-vasculaires et de nous rappeler de faire attention à cet organe vital qu’est notre cœur.

Les maladies cardio-vasculaires représentent l’une des premières causes de mortalité dans le monde avec 17,9 millions de morts chaque année, soit 31% de la mortalité mondiale. Parmi ces décès, on estime que 7,4 millions sont dus à une cardiopathie coronarienne et 6,7 millions à un AVC . Plus des trois quarts des décès liés aux maladies cardiovasculaires interviennent dans des pays à revenu faible ou intermédiaire.

Les maladies cardiovasculaires constituent un ensemble de troubles affectant le cœur et les vaisseaux sanguins, qui comprend:

  • les cardiopathies coronariennes (touchant les vaisseaux sanguins qui alimentent le muscle cardiaque)
  • les maladies cérébro-vasculaires (touchant les vaisseaux sanguins qui alimentent le cerveau)
  • les artériopathies périphériques (touchant les vaisseaux sanguins qui alimentent les bras et les jambes)
  • les cardiopathies rhumatismales, affectant le muscle et les valves cardiaques et résultant d’un rhumatisme articulaire aigu, causé par une bactérie streptocoque
  • les malformations cardiaques congénitales (malformations de la structure du cœur déjà présentes à la naissance)
  • les thromboses veineuses profondes et les embolies pulmonaires (obstruction des veines des jambes par un caillot sanguin, susceptible de se libérer et de migrer vers le cœur ou les poumons).

Les infarctus et les accidents vasculaires cérébraux sont généralement des événements aigus et sont principalement dus au blocage d’une artère empêchant le sang de parvenir au cœur ou au cerveau. Leur cause la plus courante est la constitution d’un dépôt gras sur les parois internes des vaisseaux sanguins alimentant ces organes. Les accidents vasculaires cérébraux peuvent aussi résulter du saignement d’un vaisseau sanguin cérébral ou de caillots.

Les principaux facteurs de risques des cardiopathies et des AVC, sont une mauvaise alimentation, un manque d’activité physique, le tabagisme et l’usage nocif de l’alcool. Les personnes les plus à risque d’être hospitalisé ou de mourir des suites d’une maladie ou d’un problème cardiaque sont les hommes de 45 ans ou plus et les femmes de 55 ans ou plus. Les femmes courent un plus grand risque si elles prennent des pilules contraceptives car ces médicaments augmentent le risque d’hypertension artérielle et de caillots sanguins, mais le risque est encore plus élevé si, en plus, elles fument et ont plus de 35 ans; ont déjà de l’hypertension artérielle ou sont ménopausées.

Pour réduire les risques de maladies du cœur et d’autres troubles cardiaques, il faut impérativement modifier son mode de vie. Ces modifications comprennent :

  • réduire le stress
  • maintenir un poids santé
  • faire de l’activité physique
  • limiter la consommation d’alcool
  • consommer des aliments nutritifs
  • cesser de fumer (ou ne pas commencer à fumer)

Il faut noter que les personnes atteintes d’une maladie du cœur ou d’un trouble vasculaire et celles ayant subi un AVC présentent un risque plus élevé de complications si elles contractent la COVID-19.

Sources:

https://www.canada.ca/fr/sante-publique/services/maladies/sante-coeur

https://www.who.int/fr/news-room/fact-sheets/detail

https://www.coeuretavc.ca/articles/coronavirus-maladies-du-coeur-et-avc