Instant de convivialité au cabinet LEADD

Après l’effort le réconfort, dit-on !

L’équipe de LEADD en a savouré chaque instant. C’est l’heure de la pause déjeuner qui fut choisie par la Direction de LEADD pour offrir ces instants de partage et d’échange à tous les membres de son équipe.  Ce fut l’occasion pour le personnel de découvrir davantage et de profiter d’un déjeuner copieusement offert par la Direction pour aborder des sujets généralement jugés inopportuns aux heures de travail.

De la rigolade, en allant des échanges les plus sérieux aux plus taquins, chacun a eu son mot à dire pour animer ces moments extra-professionnels.

Retrouvez ici quelques images de ces moments de partage, enrobés d’une camaraderie renforcée.

Alors, c’est pour quand la prochaine convivialité ? Très bientôt, semblent dire ces visages contents de sortir  de temps en temps du train-train quotidien.

 

Rapport 2019 sur l’état mondial de l’environnement

A  l’occasion de la quatrième Assemblée des Nations unies pour l’environnement, le sixième rapport (2019) sur l’avenir de l’environnement mondial de l’ONU Environnement a été présenté. Le constat est sans appel : notre vie à toutes et tous est directement menacée par les pollutions et les atteintes à l’environnement causées par l’Humanité. Derrière cette dure réalité, il y a la nécessité d’une prise de conscience et surtout l’urgence d’une action afin de réussir la transition écologique vers un monde meilleur.

Le thème de cette 6e édition est «une planète saine pour des populations en bonne santé». Mais un constat différent saute aux yeux : la pollution et les atteintes à l’environnement détruisent des vies humaines. Un quart des morts prématurées et des maladies à travers le monde sont directement causées par notre action sur la planète. Ainsi, ce rapport, rédigé par des dizaines de scientifiques qui ont travaillé plusieurs années sur le sujet, démontre que 6 à 7 millions de morts prématurées sont causées par la seule pollution de l’air. Près de la moitié de la population mondiale vit sur des terres dégradées et polluées par les activités humaines.

La croissance économique, mais aussi la croissance démographique sont les facteurs premiers qui expliquent l’accroissement des pollutions atmosphériques. Cela entraîne un réchauffement qui provoque de lourdes modifications climatiques et des phénomènes extrêmes (tempêtes, sécheresse, etc.). L’un des principaux enseignements de cette étude est de montrer que santé humaine et santé de l’environnement sont intrinsèquement liées.

En ce qui concerne la faune mondiale, sur les 8 millions d’espèces estimées (dont 5,5 millions d’espèces d’insectes) sur la planète,  entre un demi-million et un million d’espèces sont  menacées d’extinction, dont beaucoup dans les prochaines décennies. La disparition de cette biodiversité a un impact direct sur l’homme car  selon le rapport, les apports que les populations tirent de la nature (nourriture, énergie, médicaments…)  sont fondamentaux pour l’existence et la richesse de la vie humaine sur Terre, et la plupart d’entre eux ne sont pas totalement remplaçables. Par exemple, plus de 2 milliards de personnes dépendent du bois pour l’énergie, quatre milliards utilisent une médecine naturelle et 75 % des cultures ont besoin d’être pollinisées par des insectes.

Le rapport estime également que trois quarts des surfaces terrestres, 40 % de l’environnement marin et la moitié des cours d’eau ont été « gravement altérés ». Et les régions les plus touchées sont celles où vivent des peuples autochtones particulièrement dépendants de la nature ou des populations pauvres déjà plus vulnérables aux impacts du changement climatique.

Pour l’Afrique subsaharienne, qui a connu des extrêmes climatiques plus fréquents et plus intenses ces dernières décennies, les contrecoups du réchauffement mondial de plus de 1,5 °C seraient terribles (de plus grandes sécheresses, plus de vagues de chaleur et plus de mauvaises récoltes en perspective).

La hausse des températures dans la région devrait être supérieure à la hausse moyenne mondiale ; les régions d’Afrique situées dans un rayon de 15 degrés autour de l’équateur  connaîtront une augmentation des nuits chaudes ainsi que des vagues de chaleur plus fréquentes et plus longues.

L’ensemble des scientifiques et expert.e.s qui ont rédigé ce rapport appellent à prendre des accords internationaux pour faire face à la dégradation de notre environnement et à l’augmentation des pollutions atmosphériques. Une réaction forte s’impose et cela ne passera pas seulement par des actions gouvernementales qui souvent bien trop timides. Ainsi, on a démontré que l’égalité des sexes a un effet bénéfique sur la protection de l’environnement et qu’il faut que les politiques environnementales en tiennent compte. Il est en est de même pour l’éducation au service du développement durable : ce rapport demande d’ailleurs que l’éducation dans ce domaine soit transposée à une plus grande échelle pour qu’elle puisse devenir la pierre angulaire des structures des systèmes éducatifs au niveau mondial.

S’appuyant la technologie et toute une série de données, les scientifiques appellent également  à mieux réglementer les substances chimiques dangereuses, réduire les pesticides ou modifier les modèles d’agriculture.

Sources:

  • https://www.un.org/africarenewal/fr/magazine/d%C3%A9cembre-2018-mars-2019/de-graves-r%C3%A9percussions-du-r%C3%A9chauffement-climatique-pour-l%E2%80%99afrique
  • https://www.dw.com/fr/rapport-catastrophe-de-lonu-sur-lenvironnement-et-les-cons%C3%A9quences-sur-la-sant%C3%A9/a-47916500

Bilan de fin d’année du cabinet LEADD

Afin de faire un point sur l’année écoulée et se fixer de nouveaux défis pour l’année 2020 qui commence, le cabinet LEADD a organisé du 24 au 25 Janvier 2020 le bilan de fin d’année.

Loin des bruits de Cotonou, dans un cadre à la fois rustique, atypique et apaisant, le personnel a participé à un intensif atelier de team building au cours duquel, plusieurs thèmes ont été abordés. Il s’agit notamment de la connaissance de soi et de ses collaborateurs pour améliorer le travail en équipe mais aussi d’une formation sur les performances organisationnelles. Les différentes formations ont été animées par messieurs  ADJOVI Fidèle et Joel SOSSA.

Ce fut également un moment d’échanges, de partages et de grande convivialité qui a permis de renforcer les liens au sein des membres du cabinet.

Réalisation de l’édition 2019 de l’enquête pour la sécurisation des produits de la santé reproductive

LEADD a réalisé de Juillet à Décembre 2019, l’édition 2019 de l’enquête pour la sécurisation des produits de la santé de reproduction. Cette mission a été commanditée par le Ministère du Plan et du Développement et financé par l’UNFPA.

L’objectif général visé par  était  de contribuer à une meilleure sécurisation des produits de Santé Reproductive. Cet objectif principal se déclinait en trois principaux objectifs spécifiques que sont :

  • analyser les capacités nationales en matière de planification stratégique, notamment en terme de création de la demande, de suivi de l’approvisionnement en produits de Santé Reproductive y compris la Planification Familiale et la chaine de froid ;
  • évaluer le niveau et les besoins en financement de même que les sources de financement des produits de Santé Reproductive;
  • analyser les forces faiblesses, menaces et opportunités du système de sécurisation des produits de Santé Reproductive au Bénin en termes de disponibilité, d’utilisation et de qualité des services.

Cette édition de l’enquête a été conduite à l’endroit de  208 points de prestation de services (PPS)  et 1620 clients répartis sur toute l’étendue du territoire national. En dehors des PPS et de leurs usagers, des acteurs centraux et Partenaires Techniques et Financiers ont été également interrogés.

les résultats obtenus et traités ainsi que les recommandations ont été présentés au commanditaire lors de la séance de validation du rapport provisoire. Les observations faites lors de cette séance ont été intégrées au rapport final.

Rapport sur le développement humain 2019: La situation du Bénin et de l’Afrique

« Les pays africains ont fait des progrès considérables en matière de développement humain, en particulier dans les domaines de l’enseignement primaire et de la santé. Mais ces avancées s’accompagnent d’une nouvelle génération d’inégalités qui, si rien n’est fait, risquent de compromettre les progrès à venir et d’entraver le rattrapage de ceux qui sont déjà en retard. » Telle est la conclusion du Rapport sur le développement humain 2019 du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), intitulé «Audelà des revenus, des moyennes et du temps présent : les inégalités de développement humain au XXIe siècle».

D’après l’indice de développement humain (IDH) qui accompagne le rapport, l’Afrique connaît l’une des améliorations les plus significatives en matière de développement humain. Entre 1990 et 2018, l’espérance de vie a augmenté de plus de 11 ans.

Pour la première fois cette année, un pays africain – les Seychelles – est passé dans le groupe des pays à développement humain très élevé se classant à la 62ieme place au niveau mondial. D’autres remontent également dans le classement. Quatre pays que sont l’Afrique du Sud, le Botswana, le Gabon et Maurice  font désormais partie du groupe des pays à développement humain élevé, et douze pays à savoir l’Angola, Cabo Verde, le Cameroun, le Congo, Eswatini, le Ghana, la Guinée équatoriale, le Kenya, la Namibie, São Tomé-et-Príncipe, la Zambie et le Zimbabwe  sont dans le groupe des pays à développement humain moyen.Le Botswana a également droit à la plus forte progression de la région dans le classement IDH entre 2013 et 2018 (5ieme place du classement africain et 94ieme place mondiale), remontant de 11 places. Le Niger de son côté reste le pays ayant l’IDH le plus faible au monde, tout juste devant le Tchad et la Centrafrique.

Au Bénin comme dans 30 autres pays africains, le développement humain est assez faible selon l’étude du PNUD. Le pays a occupé comme l’année précédente le 163ème rang mondial, au niveau continental, la 30ème place. Mais avec une valeur de l’IDH de 0,52 point, le Bénin demeure le porte flambeau des pays de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA). Précisons que l’IDH mesure le niveau moyen atteint dans trois dimensions fondamentales du développement humain : vie longue et en bonne santé, connaissances et niveau de vie décent. Le Bénin fait partie par ailleurs des pays où le niveau d’égalité hommes-femmes dans l’IDH est très élevé (écart absolu inférieur à 2,5 %). Cependant, l’Indice d’inégalité de genre est de 0,613%. Le PNUD a aussi basé son analyse sur le pourcentage de la population dont la pauvreté est multidimensionnelle, ajusté à l’intensité des privations. Il s’agit de l’Indice de pauvreté multidimensionnelle qui est de 0,368% avec un taux de 66,8% et une intensité des privations (score moyen des privations subies par les personnes vivant dans une pauvreté multidimensionnelle) qui se chiffre à 55%.

Accessibilité à l’eau potable dans le monde et en Afrique : Quelques chiffres

Selon le  Rapport mondial des Nations Unies sur la mise en valeur des ressources en eau publié par l’OMS en Mars 2019, plus de deux milliards de personnes dans le monde n’ont toujours pas accès à l’eau potable et à l’assainissement.

Avoir accès à l’eau potable et à l’assainissement est un droit de l’homme et un des Objectifs de développement durable (ODD). Malgré d’importants progrès enregistrés ces 15 dernières années, cet objectif reste hors d’atteinte pour une bonne partie de la population mondiale. En 2015, trois personnes sur dix (2,1 milliards) n’avaient pas accès à des services d’eau potable gérés en toute sécurité et 4,5 milliards de personnes, soit six personnes sur dix, étaient privées d’installations sanitaires gérées de manière sûre.

A l’échelle de la planète, c’est en Afrique que se trouvent la moitié des personnes qui boivent une eau provenant de sources non protégées.

En Afrique subsaharienne, seulement 24% de la population a accès à une source sûre d’eau potable et les installations sanitaires de base – non partagées avec d’autres foyers – sont réservées à 28% de la population.

Les inégalités d’accès en Afrique se traduisent également en inégalité des sexes. Ce sont essentiellement les femmes et les filles qui supportent l’essentiel de la charge liée à la collecte de l’eau, à laquelle elles consacrent plus de 30 minutes par jour au détriment de leur éducation.

Au sein même des pays, d’importantes différences existent, entre les riches et les pauvres notamment. En ville, les populations défavorisées vivant dans des habitations précaires qui ne sont pas reliées à l’eau courante paient souvent l’eau plus cher (10 à 20 fois plus que leurs voisins des quartiers riches) pour un service égal ou de moindre qualité assuré par des vendeurs d’eau ou des camions citernes.

Le rapport constate également  une hausse significative des conflits liés à l’eau. Entre 2000 et 2009, on en recensait 94. Entre 2010 et 2018, ce chiffre s’élevait à 263.

La mortalité maternelle: quelques informations utiles

La mortalité maternelle est très élevée, environ 830 femmes meurent chaque jour dans le monde du fait de complications liées à la grossesse ou à l’accouchement. En 2015, 303 000 femmes sont décédées pendant ou après la grossesse ou l’accouchement.

Le niveau élevé de décès maternels dans certaines régions du monde reflète les inégalités dans l’accès aux services de santé et met en lumière l’écart entre les riches et les pauvres. La quasi-totalité des décès maternels (99%) se produisent dans des pays en développement, dont plus de la moitié en Afrique subsaharienne et près d’un tiers en Asie du Sud. Plus de la moitié des décès maternels se produisent dans des régions instables et plongées dans des crises humanitaires.

Le ratio de mortalité maternelle dans les pays en développement est, en 2015, de 239 pour 100 000 naissances, contre 12 pour 100 000 dans les pays développés. On note d’importantes disparités entre les pays, à l’intérieur d’un même pays, entre les populations à faible revenu et à revenu élevé et entre les populations rurales et urbaines.

Le risque de mortalité maternelle est plus élevé chez les adolescentes de moins de 15 ans. Les complications au cours de la grossesse ou de l’accouchement sont l’une des principales causes de décès chez les adolescentes dans la plupart des pays en développement.

Dans les pays en développement, en moyenne, les femmes ont beaucoup plus de grossesses que dans les pays développés; le risque de mourir du fait d’une grossesse au cours de leur vie est pour elles bien supérieur.

Le risque de décès maternel sur la durée de la vie – c’est à dire la probabilité qu’une jeune femme décédera un jour d’une cause liée à la grossesse ou à l’accouchement – est de 1 sur 4900 dans les pays développés, contre 1 sur 180 dans les pays en développement. Dans les pays connus pour leur fragilité, ce risque est de 1 pour 54, conséquence de l’effondrement des systèmes de santé.

Les femmes décèdent par suite de complications survenues pendant ou après la grossesse ou l’accouchement. La plupart de ces complications apparaissent au cours de la grossesse et pourraient être évitées ou traitées. D’autres, qui existaient auparavant, s’aggravent à ce moment-là surtout si elles ne sont pas prises en compte dans le cadre des soins. Les principales complications, qui représentent 75% de l’ensemble des décès maternels, sont les suivantes:

  • hémorragie sévère (pour l’essentiel après l’accouchement);
  • infections (habituellement après l’accouchement);
  • hypertension durant la grossesse (prééclampsie et éclampsie);
  • complications dues à l’accouchement;
  • avortement pratiqué dans de mauvaises conditions de sécurité.

Les autres causes de complications sont associées à des maladies comme le paludisme, et le VIH durant la grossesse.

Rapport mondial 2019 sur la vision

Selon le rapport mondial sur la vision publié par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), au moins 2,2 milliards de personnes sont atteintes de déficience visuelle ou de cécité, parmi ces cas plus d’un milliard auraient pu être évités ou ne sont toujours pas traités.

Le rapport indique que la charge des affections oculaires et des déficiences visuelles n’est pas répartie de manière égale : les plus touchés sont généralement les personnes vivant en milieu rural, les personnes à faible revenu, les femmes, les personnes âgées, les personnes handicapées, les minorités ethniques et les populations autochtones.

D’après les estimations, dans les régions à revenu faible ou intermédiaire, les besoins non satisfaits de correction pour la vision de loin seraient quatre fois plus élevés que dans les régions à revenu élevé.

Dans les régions à revenu faible ou intermédiaire situées dans l’ouest et l’est de l’Afrique subsaharienne et en Asie du Sud, le taux de cécité est huit fois supérieur à celui des pays à revenu élevé. L’incidence de la cataracte et du trichiasis trachomateux est plus élevée chez les femmes, en particulier dans les pays à revenu faible ou intermédiaire.

Toujours selon le rapport, les affections ophtalmologiques qui peuvent entraîner une déficience visuelle et la cécité, comme la cataracte, le trachome ou les défauts de réfraction, sont au cœur des stratégies nationales de prévention et d’autres stratégies relatives aux soins oculaires. Il ne faut toutefois pas sous-estimer l’importance des affections ophtalmologiques qui ne perturbent généralement pas la vision, comme la sécheresse oculaire et la conjonctivite, car elles représentent l’un des principaux motifs de consultation dans tous les pays.

La croissance démographique et le vieillissement de la population vont fortement accroître le risque de voir davantage de personnes développer des troubles oculaires ou une déficience visuelle, étant donné que la prévalence augmente avec l’âge.

 

Rapport sur l’Indice mondial de Pauvreté Multidimensionnelle 2019

L’indice mondial de pauvreté multidimensionnelle (IPM) 2019 du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) montre, après une étude réalisée sur 101 pays du monde, que 1,3 milliard de personnes sont « multidimensionnellement pauvres »  et les enfants représentent plus de la moitié d’entre elles.

Le rapport explique que pauvreté multidimensionnelle ne se mesure pas uniquement en fonction du revenu, mais à travers un ensemble d’indicateurs prenant en compte une mauvaise santé, de mauvaises conditions de travail ou la menace de violences. Chaque membre d’un ménage donné est classé comme étant pauvre ou non pauvre en fonction du nombre de privations subies par son ménage. Ces données sont ensuite agrégées dans la mesure nationale de la pauvreté.

Selon le rapport du PNUD, l’Afrique subsaharienne et l’Asie du Sud abritent la plus grande proportion de pauvres soit environ 84,5%.

Dans ces régions, le niveau d’inégalité est qualifié de « massif »: en Afrique subsaharienne, il varie de 6,3% en Afrique du Sud à 91,9% au Soudan du Sud. La disparité en Asie du Sud va de 0,8% aux Maldives à 55,9% en Afghanistan.

De nombreux pays étudiés dans le rapport font apparaître des niveaux d’inégalité internes « étendus ». En Ouganda, par exemple, l’incidence de la pauvreté multidimensionnelle dans les différentes provinces varie de 6% à Kampala, la capitale du pays à 96,3% à Karamoja.

Aussi, le rapport indique-t-il que plus de la moitié des 1,3 milliard de personnes identifiées comme pauvres, soit environ 663 millions, sont des enfants de moins de 18 ans et environ un tiers (environ 428 millions) ont moins de 10 ans.

La grande majorité de ces enfants, environ 85%, vit en Asie du Sud et en Afrique subsaharienne, répartis à peu près également entre les deux régions. La situation est particulièrement alarmante au Burkina Faso, en Éthiopie, au Niger, au Soudan du Sud et au Tchad où 90% ou plus des enfants de moins de 10 ans sont considérés comme pauvres de manière multidimensionnelle.

Rapport sur l’état de la sécurité alimentaire et de la nutrition dans le monde

L’Organisation des nations unies (ONU) a rendu public son rapport annuel sur la situation de la faim dans le monde. Selon ce rapport, les données les plus récentes confirment une progression de la faim dans le monde, alors que celle-ci avait longtemps reculée, et l’on assiste donc à une inversion de la tendance.

Le rapport indique que  la faim est en hausse depuis ces trois dernières années, marquant de ce fait une régression vers les niveaux enregistrés il y a près de dix ans. Ce sont quelques 821 millions de personnes qui souffrent à présent de la faim et plus de 150 millions d’enfants accusent des retards de croissance, menaçant ainsi l’objectif Faim Zéro. La situation s’aggrave en Afrique où ce sont 241,3 millions de personnes qui sont sous-alimentées, dont 56,1 millions en Afrique de l’Ouest. Par contre, la tendance vers la baisse du taux de sous-alimentation qui caractérisait le continent asiatique semble fortement ralentir.

Une des raisons de cette détérioration est la variabilité du climat et les extrêmes climatiques. « La variabilité climatique affectant le régime des pluies et les saisons agricoles et les événements climatiques extrêmes tels que les sécheresses et les inondations font partie des facteurs clés expliquant la hausse de la faim, sans oublier les conflits et les crises économiques » indique le rapport.

Selon le rapport, de faibles progrès ont été réalisés en matière de lutte contre les retards de croissance chez l’enfant, avec près de 151 millions d’enfants âgés de moins de cinq ans trop petits pour leur âge, en raison de la malnutrition en 2018. Ils étaient 165 millions en 2012.D’un point de vue mondial, l’Afrique et l’Asie représentent respectivement 39 et 55 pour cent du total des enfants accusant un retard de croissance. La prévalence d’émaciation chez l’enfant demeure extrêmement élevée en Asie où presqu’un enfant sur dix âgé de moins de cinq ans pèse peu pour sa taille. Ils sont un sur cent en Amérique latine et dans les Caraïbes.

Une autre facette de la faim est l’obésité qui touche 672 millions de personnes. En effet, l’obésité chez les adultes s’aggrave et plus d’un adulte sur huit dans le monde est obèse. Le problème est particulièrement grave en Amérique du Nord mais, d’après le rapport, l’Afrique et l’Asie connaissent également une tendance vers la hausse.

La sous-alimentation et l’obésité coexistent dans de nombreux pays et peuvent même être vus côte à côte dans le même foyer. Un accès limité à une nourriture saine en raison des coûts élevés, le stress de l’insécurité alimentaire et les adaptations physiologiques au manque de nourriture permettent d’expliquer pourquoi les familles confrontées à l’insécurité alimentaire sont probablement encore plus vulnérables face aux risques de surpoids et d’obésité.

Les auteurs du rapport appellent à mettre en œuvre et à intensifier les interventions visant à garantir l’accès à des aliments nutritifs et à briser le cercle intergénérationnel de la malnutrition. Les politiques doivent particulièrement prêter attention aux groupes les plus vulnérables face aux conséquences désastreuses d’un accès limité à l’alimentation: les nourrissons, les enfants âgés de moins de cinq ans, les enfants scolarisables, les adolescentes et les femmes.

 

Source: Centre des médias/OMS