Le VIH reste un problème majeur de santé publique de portée mondiale, qui a entraîné jusqu’ici près de 33 millions de décès. Cependant, grâce à un meilleur accès à une prévention, à un diagnostic, à un traitement et à des soins efficaces, concernant aussi les infections opportunistes, l’infection à VIH est devenue une pathologie chronique qui peut être prise en charge avec l’assurance de vivre longtemps et en bonne santé.

Le dernier rapport publié par  l’ONUSIDA pour le suivi de la lutte contre le VIH SIDA révèle que le nombre actuel de personnes infectées par le virus  est d’environ 40 millions de personnes dans le monde parmi lesquels 1,8 millions d’enfants.  1,7 million de personnes ont été nouvellement infectées par le VIH et 690 000 personnes sont décédées de maladies liées au sida au cours de l’année 2019.

Selon le rapport, on constate des progrès en Afrique orientale et australe, où les nouvelles infections au VIH ont reculé de 38 %, depuis 2010. Ces chiffres contrastent dramatiquement avec ceux d’Europe de l’Est et d’Asie centrale, où les nouvelles infections au VIH ont explosé de 72 % depuis 2010. Leur nombre a également bondi de 22 % au Moyen-Orient et en Afrique du Nord et de 21 % en Amérique latine. Les femmes et les filles en Afrique subsaharienne continuent de former la majeure partie de la population contaminée. Elles représentent 59 % des nouvelles infections dans la région en 2019; 4 500 adolescentes et jeunes femmes entre 15 et 24 ans contractent le VIH chaque semaine.

Les médicaments antirétroviraux (ARV) demeurent le seul moyen efficace de maîtriser le virus et contribuer à éviter sa transmission à des personnes non infectées. Malheureusement, 12 millions de personnes dans le monde n’ont toujours pas accès à ces antirétroviraux.

A l’occasion de la journée mondiale de lutte contre le sida, mardi 1er décembre, la directrice exécutive de l’Onusida  a indiqué que objectifs 2020 ne seront pas atteints car la pandémie de COVID-19 a lourdement perturbé la riposte au sida(qui n’était déjà pas sur une bonne voie) et pourrait continuer sur sa lancée. Ces objectifs se résumaient par la formule 90-90-90 : que 90% des personnes vivant avec le VIH connaissent leur statut, que 90% de ces dernières soient sous traitement, et que parmi celles-ci, 90% aient une charge virale indétectable.

Elle a donc  appelé les pays à intensifier leur action mondiale contre le VIH pour 2025. Les objectifs proposés pour 2025 reposent en particulier sur les personnes les plus à risque et les plus marginalisées : les jeunes femmes et filles, les adolescents, les professionnel(le)s du sexe, les transgenres, les consommateurs de drogues injectables et les homosexuels. D’après l’Onusida, il pourrait y avoir de 123 000 à 293 000 nouvelles infections au VIH supplémentaires et de 69 000 à 148 000 décès supplémentaires liés au sida entre 2020 et 2022.

 

Source: https://www.unaids.org/fr/resources/presscentre/pressreleaseandstatementarchive/