Vaccin contre le paludisme: Que faut-il savoir?

L’OMS a annoncé, mercredi 06 Octobre passé, le déploiement massif du premier vaccin antipaludique chez les enfants vivant en Afrique subsaharienne et dans des zones à risque, saluant un « fait historique ». Longtemps, la perspective d’un vaccin contre le paludisme semblait un Graal inaccessible. Au total, plus de 100 candidats-vaccins ont déjà été testés chez l’homme contre Plasmodium falciparum, le parasite responsable de la maladie. Sans résultats probants jusqu’ici.

Le vaccin qui a réussi à tirer son épingle du jeu est le Mosquirix, ou RTS,S, développé par le géant pharmaceutique britannique GlaxoSmithKline (GSK). Depuis 2019, le Mosquirix fait l’objet d’un programme pilote : plus de 2,3 millions de doses ont ainsi été administrées à des enfants au Ghana, au Kenya et au Malawi. Les résultats montrent qu’il « réduit le paludisme sous sa forme grave de 30 % », a déclaré Kate O’Brien, directrice du département Vaccination à l’OMS. Dans le détail, les essais cliniques de phase 3 ont démontré que le vaccin, lorsqu’il est administré en quatre doses, prévient 4 cas de paludisme sur 10, et 3 cas sur 10 de paludisme grave menaçant le pronostic vital. Cela en fait donc le premier vaccin, et le seul jusqu’à présent, ayant montré une efficacité pour réduire significativement le nombre des cas.

Ce vaccin ne sera néanmoins pas la clé pour éradiquer le paludisme du fait de son efficacité limitée, il s’agit d’un nouvel outil qui vient s’ajouter aux traitements préventifs et aux répulsifs déjà présents dans l’arsenal antipaludique. Un outil d’autant plus important à un moment où les craintes d’une résistance du parasite aux différents traitements augmentent.

En parallèle, d’autres vaccins suscitent l’espoir de la communauté scientifique. L’un d’eux, le R21/Matrix M, développé par l’Université d’Oxford, a ainsi montré des résultats très prometteurs en affichant, à l’issue de sa phase II, une efficacité de 77%. La troisième phase a débuté auprès de près de 5 000 enfants au Kenya, en Tanzanie, au Burkina Faso et au Mali. Les résultats sont attendus en 2023. 

Source:

https://www.france24.com/fr/afrique/

https://www.lemonde.fr/afrique/article/

Quelques informations sur les maladies cardio-vasculaires

Le 29 septembre de chaque année est célébrée la Journée mondiale du cœur, afin de nous sensibiliser aux maladies cardio-vasculaires et de nous rappeler de faire attention à cet organe vital qu’est notre cœur.

Les maladies cardio-vasculaires représentent l’une des premières causes de mortalité dans le monde avec 17,9 millions de morts chaque année, soit 31% de la mortalité mondiale. Parmi ces décès, on estime que 7,4 millions sont dus à une cardiopathie coronarienne et 6,7 millions à un AVC . Plus des trois quarts des décès liés aux maladies cardiovasculaires interviennent dans des pays à revenu faible ou intermédiaire.

Les maladies cardiovasculaires constituent un ensemble de troubles affectant le cœur et les vaisseaux sanguins, qui comprend:

  • les cardiopathies coronariennes (touchant les vaisseaux sanguins qui alimentent le muscle cardiaque)
  • les maladies cérébro-vasculaires (touchant les vaisseaux sanguins qui alimentent le cerveau)
  • les artériopathies périphériques (touchant les vaisseaux sanguins qui alimentent les bras et les jambes)
  • les cardiopathies rhumatismales, affectant le muscle et les valves cardiaques et résultant d’un rhumatisme articulaire aigu, causé par une bactérie streptocoque
  • les malformations cardiaques congénitales (malformations de la structure du cœur déjà présentes à la naissance)
  • les thromboses veineuses profondes et les embolies pulmonaires (obstruction des veines des jambes par un caillot sanguin, susceptible de se libérer et de migrer vers le cœur ou les poumons).

Les infarctus et les accidents vasculaires cérébraux sont généralement des événements aigus et sont principalement dus au blocage d’une artère empêchant le sang de parvenir au cœur ou au cerveau. Leur cause la plus courante est la constitution d’un dépôt gras sur les parois internes des vaisseaux sanguins alimentant ces organes. Les accidents vasculaires cérébraux peuvent aussi résulter du saignement d’un vaisseau sanguin cérébral ou de caillots.

Les principaux facteurs de risques des cardiopathies et des AVC, sont une mauvaise alimentation, un manque d’activité physique, le tabagisme et l’usage nocif de l’alcool. Les personnes les plus à risque d’être hospitalisé ou de mourir des suites d’une maladie ou d’un problème cardiaque sont les hommes de 45 ans ou plus et les femmes de 55 ans ou plus. Les femmes courent un plus grand risque si elles prennent des pilules contraceptives car ces médicaments augmentent le risque d’hypertension artérielle et de caillots sanguins, mais le risque est encore plus élevé si, en plus, elles fument et ont plus de 35 ans; ont déjà de l’hypertension artérielle ou sont ménopausées.

Pour réduire les risques de maladies du cœur et d’autres troubles cardiaques, il faut impérativement modifier son mode de vie. Ces modifications comprennent :

  • réduire le stress
  • maintenir un poids santé
  • faire de l’activité physique
  • limiter la consommation d’alcool
  • consommer des aliments nutritifs
  • cesser de fumer (ou ne pas commencer à fumer)

Il faut noter que les personnes atteintes d’une maladie du cœur ou d’un trouble vasculaire et celles ayant subi un AVC présentent un risque plus élevé de complications si elles contractent la COVID-19.

Sources:

https://www.canada.ca/fr/sante-publique/services/maladies/sante-coeur

https://www.who.int/fr/news-room/fact-sheets/detail

https://www.coeuretavc.ca/articles/coronavirus-maladies-du-coeur-et-avc

Revue de direction semestrielle au cabinet LEADD

Axé amélioration continue de ses performances, LEADD a sacrifié à l’exigence de la norme ISO 9001 version 2018 qui impose à tout organisme engagée dans la démarche qualité d’effectuer périodiquement, de façon planifiée une revue de direction.

Une revue de direction est une réunion planifiée qui se déroule au sein d’un organisme pour faire le point sur son système de management (SMQ). Comme son nom l’indique, elle représente un creuset qui permet à la direction et à toute l’équipe de LEADD d’effectuer une analyse factuelle du fonctionnement du SMQ afin de décider, au besoin, d’un plan d’action, de réaffirmer son engagement dans le système de management et libérer des moyens pour le prochain cycle

Lors de la séance qui a eu lieu le Jeudi 09 Septembre 2021, divers points ont été abordés dont notamment l’analyse des résultats issus des différentes enquêtes de satisfaction de nos partenaires et parties intéressées. Ces analyses ont donné lieu à des pistes d’amélioration dont LEADD se porte garant de la mise en œuvre sans plus tarder.

En résumé, les éléments de sorties suivant découlent de cette séance de travail qui a réuni tous les acteurs de LEADD :

  • les opportunités d’amélioration
  • les besoins en ressources
  • besoins de changement à apporter au SMQ

Pour conclure, le processus Direction à réaffirmer son engagement à mettre à disposition les moyens nécessaires pour assurer le fonctionnement adéquat du système ainsi que la mise à disposition des moyens nécessaires pour l’atteinte des objectifs qualité.

COVID 19: Un nouveau variant détecté

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) vient d’ajouter un autre variant de coronavirus à sa liste de surveillance. Il est appelé Mu et est désigné comme un variant d’intérêt (VOI), c’est-à-dire qu’il présente des différences génétiques par rapport aux autres variantes connues et qu’il est à l’origine d’infections dans plusieurs pays, ce qui pourrait constituer une menace particulière pour la santé publique.

Il est possible que les modifications génétiques de Mu la rendent plus transmissible, lui permettent de provoquer des maladies plus graves et la rendent plus apte à échapper aux réponses immunitaires déclenchées par les vaccins ou l’infection par des variantes antérieures. Ce qui rend le variant Mu particulièrement inquiétant, c’est qu’il présente ce que l’OMS appelle une « constellation de mutations indiquant des propriétés potentielles d’échappement au système immunitaire ». En d’autres termes, il a la particularité de pouvoir contourner la protection vaccinale existante.

Le variant Mu est apparu pour la première fois en Colombie en janvier 2021, où il a reçu la désignation B.1621. Il a depuis été détecté dans 40 pays, mais on pense actuellement qu’il n’est responsable que de 0,1 % des infections dans le monde.

Source:

https://www.bbc.com/afrique/monde

COVID 19: Point de la situation au Bénin et nouvelles mesures prises par le gouvernement

Le Bénin fait actuellement face à une recrudescence des cas de COVID-19 avec des pertes en vies humaines. A la date du 05 Septembre, 141 décès de la Covid-19 ont été enregistrés au Bénin pour un total de 19.106 cas confirmés. Afin d’empêcher une plus grande propagation du virus, les autorités ont décidé de l’entrée en vigueur de plusieurs mesures que sont:

  • port obligatoire de masques en tous lieux ;
  • lavage systématique des mains à l’eau et au savon ;
  • observance de la distance de sécurité sanitaire d’un (1) mètre au minimum entre personnes ;
  • fermeture des discothèques et structures assimilées ;
  • interdiction de rassemblements festifs dans les endroits publics,y compris les plages et des rassemblements de plus de 50 personnes ;
  • limitation du nombre de passagers à bord des taxis et embarcations à trois (3) au maximum ;
  • obligation du port de masques et du respect de la distance de sécurité sanitaire entre passagers à bord des transports en commun ;
  • obligation, pour les employeurs, sur les lieux de travail, de faire respecter le port systématique de masques, d’installer le dispositif de lavage des mains et de faire respecter la distance d’au moins un (1) mètre entre personnes ;
  • suspension des événements et manifestations à caractère culturel, festif, sportif et religieux. Les compétitions à caractère international peuvent toutefois se dérouler à huis clos et avec le pass sanitaire pour les sportifs et leur staff ;
  • prescription aux usagers des espaces marchands (boutiques, magasins, supermarchés, marchés ordinaires et autres) d’observer le port systématique de masques et la distance d’au moins un (1) mètre entre personnes ;
  • autorisation des cérémonies d’inhumation pour des rassemblements n’excédant pas cinquante (50) personnes, lesquelles doivent respecter la distance d’au moins un (1) mètre entre elles ;
  • recommandation de la vaccination à toute personne âgée de plus de 18 ans, notamment le personnel enseignant et administratif des établissements publics et privés avant la rentrée des classes, les étudiants, le personnel militaire et paramilitaire, les taxi-motos, toutes personnes entrant ou sortant du territoire national ;
  • suspension de la participation de tout agent de l’administration publique ou employé du secteur privé non vacciné contre la COVID-19, des rencontres (réunions, ateliers, forums, séminaires, etc.) sur le territoire national.

Sources

https://www.gouv.bj/coronavirus

https://sgg.gouv.bj/cm/2021-09-01/

Ce qu’il faut savoir sur le diabète

Le diabète est une maladie chronique qui survient lorsque le pancréas ne produit pas suffisamment d’insuline ou lorsque l’organisme n’est pas capable d’utiliser efficacement l’insuline qu’il produit. L’insuline est une hormone régulatrice de la glycémie. En 2014, 8,5 % des adultes de 18 ans et plus étaient atteints de diabète. En 2019, le diabète a été la cause directe de 1,5 million de décès. Il existe plusieurs types de diabète:

  • Le diabète de type 1 (autrefois appelé diabète insulino-dépendant ou juvénile) qui se caractérise par une production insuffisante d’insuline, laquelle doit être administrée quotidiennement. La cause du diabète de type 1 n’est pas connue, et en l’état des connaissances actuelles, il est impossible de le prévenir. Les symptômes sont les suivants : excrétion excessive d’urine (polyurie), sensation de soif (polydipsie), faim constante, perte de poids, altération de la vision et fatigue. Ces symptômes peuvent apparaître brutalement.
  • Le diabète de type 2 (autrefois appelé diabète non insulino-dépendant ou diabète de la maturité) résulte d’une mauvaise utilisation de l’insuline par l’organisme. Il représente la majorité des cas de diabète. Il résulte en grande partie d’une surcharge pondérale et d’un manque d’activité physique. Ses symptômes peuvent être similaires à ceux du diabète de type 1 mais sont souvent moins marqués. De ce fait, la maladie peut être diagnostiquée plusieurs années après son apparition, une fois les complications déjà présentes. Récemment encore, ce type de diabète n’était observé que chez l’adulte mais il survient désormais de plus en plus souvent aussi chez l’enfant.
  • Le diabète gestationnel qui se caractérise par la survenue, au cours de la grossesse, d’une hyperglycémie, c’est-à-dire d’une élévation de la concentration de glucose dans le sang au-dessus des valeurs normales, mais à des valeurs inférieures à celles conduisant à poser le diagnostic de diabète. Les femmes atteintes de diabète gestationnel ont un risque accru de complications pendant la grossesse et à l’accouchement. Leur risque ainsi que celui de leur enfant, d’avoir un diabète de type 2 à un stade ultérieur de leur vie augmente également. Il est très souvent diagnostiqué au cours du dépistage prénatal et non pas en raison de la survenue de symptômes.

Avec le temps, le diabète peut entraîner des lésions cardiaques, vasculaires, oculaires, rénales et nerveuses. Chez l’adulte, le diabète multiplie par deux ou par trois le risque d’infarctus du myocarde et d’accident vasculaire cérébral. Le diabète est à l’origine de 2,6 % des cas de cécité dans le monde et constitue l’une des principales causes d’insuffisance rénale.

On peut poser un diagnostic précoce en mesurant la glycémie, ce qui est relativement peu coûteux. Le traitement du diabète impose d’avoir un régime alimentaire sain et de pratiquer une activité physique ainsi que de réduire la glycémie et les autres facteurs de risque de lésion des vaisseaux sanguins. L’arrêt du tabac est également important pour éviter les complications. Il faut également faire le contrôle fréquent de la glycémie, en particulier chez les personnes atteintes de diabète de type 1 et le contrôle de la tension artérielle.

Quelques mesures simples modifiant le mode de vie permettent d’éviter ou de retarder la survenue du diabète de type 2. Pour prévenir ce diabète et ses complications, il faut :

  • parvenir à un poids normal et ne pas grossir ;
  • faire une activité physique – au moins 30 minutes par jour d’activité régulière d’intensité modérée. Une activité physique plus intense est nécessaire pour perdre du poids ;
  • avoir un régime alimentaire sain et éviter le sucre et les graisses saturées ; et
  • s’abstenir de fumer – fumer augmente le risque de diabète et de maladies cardiovasculaires.

Variant Delta de la COVID 19: Ce qu’il faut savoir

Hautement contagieux, le variant Delta de la COVID-19 suscite des inquiétudes dans le monde entier. Le variant Delta a été qualifié de variant préoccupant par l’OMS du fait de sa transmissibilité élevée. Dans les régions où il a été mis en évidence, il se propage rapidement d’une personne à l’autre. À la date du 10 août, le variant Delta avait été signalé dans 142 pays et l’on s’attend à ce qu’il continue à se propager.

Le variant Delta est hautement contagieux, environ deux fois plus contagieux que les variants précédents. Cependant, les mêmes précautions, à savoir éviter les lieux où il y a beaucoup de monde, garder ses distances avec autrui et porter un masque, restent efficaces contre le variant Delta.

Les vaccins contre la COVID-19 approuvés par l’OMS continuent de protéger très efficacement des maladies graves et des décès, y compris de ceux causés par le variant Delta. Lorsque c’est votre tour de vous faire vacciner, si votre vaccin comprend deux doses, il est important de recevoir ces deux doses afin de bénéficier d’une protection maximale. Les vaccins empêchent la plupart des gens de tomber malade, mais aucun vaccin n’est efficace à 100 %. Un petit nombre de personnes vaccinées peuvent être infectées par la COVID-19 ; on parle alors d’infections post-vaccinales mais ces personnes ont généralement de légers symptômes.

Il existe également le variant Delta Plus contient une nouvelle mutation de la protéine Spike dont le virus se sert pour pénétrer dans les cellules humaines. Parce qu’il est très proche du variant Delta, on l’appelle « Delta Plus » au lieu de lui attribuer une autre lettre de l’alphabet grec. À ce jour, le nombre de cas de variant Delta Plus mis en évidence est relativement faible.

Etat des lieux sur les violences faites aux femmes dans le monde

La violence à l’égard des femmes reste terriblement omniprésente et débute très tôt dans la vie d’une femme, comme le montrent de nouvelles données alarmantes publiées par l’OMS et ses partenaires. Au cours de sa vie, une femme sur trois est victime de violence physique ou sexuelle de la part d’un partenaire intime ou de violence sexuelle de la part de quelqu’un d’autre que son partenaire; soit environ 736 millions de femmes, un nombre qui est resté en grande partie inchangé au cours de la dernière décennie.

Cette violence commence tôt : une jeune femme (âgée de 15 à 24 ans) sur quatre ayant eu une relation de couple aura déjà été victime de violence de la part d’un partenaire intime lorsqu’elle atteint l’âge de 25 ans.

« La violence à l’égard des femmes est endémique dans tous les pays et toutes les cultures, causant des dommages à des millions de femmes et à leurs familles, et elle a été exacerbée par la pandémie de COVID-19 », a déclaré le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, Directeur général de l’OMS. « Mais contrairement à la COVID-19, la violence à l’égard des femmes ne peut être stoppée par un vaccin. Nous ne pouvons la combattre que par des efforts profonds et soutenus – de la part des gouvernements, des communautés et des individus – pour changer les comportements néfastes, améliorer l’accès aux opportunités et aux services pour les femmes et les filles, et favoriser des relations saines et mutuellement respectueuses. »

La violence exercée par un partenaire intime est de loin la forme la plus répandue de violence à l’égard des femmes dans le monde (touchant environ 641 millions de personnes). Toutefois, 6 % des femmes dans le monde déclarent avoir été agressées sexuellement par quelqu’un d’autre que leur mari ou leur partenaire. Compte tenu des niveaux élevés de stigmatisation et de sous-déclaration des abus sexuels, le chiffre réel est sans doute beaucoup plus élevé.

La violence touche de manière disproportionnée les femmes vivant dans les pays à revenu faible ou à revenu intermédiaire de la tranche inférieure. On estime que 37 % des femmes vivant dans les pays les plus pauvres ont été victimes de violence physique et/ou sexuelle de la part d’un partenaire intime au cours de leur vie, la prévalence s’élevant à une sur deux dans certains de ces pays.   

Les régions de l’Océanie, de l’Asie du Sud et de l’Afrique subsaharienne ont les taux de prévalence de la violence exercée par un partenaire intime les plus élevés chez les femmes âgées de 15 à 49 ans, ces taux allant de 33 % à 51 %. Les taux les plus bas sont constatés en Europe (16-23%), en Asie centrale (18 %), en Asie de l’Est (20 %) et en Asie du Sud-Est (21 %).

Les jeunes femmes sont les plus à risque pour ce qui est de la violence récente. Parmi celles qui ont vécu une relation de couple, les taux les plus élevés (16 %) de violence conjugale au cours des 12 derniers mois sont signalés chez les jeunes femmes âgées de 15 à 24 ans.

Rapport mondial de suivi sur l’éducation

Le dernier rapport de l’UNESCO intitulé « Une nouvelle génération : 25 ans d’efforts pour atteindre l’égalité des genres dans l’éducation » a été publié à l’occasion de la Journée internationale de la fille le 11 Octobre dernier. Ce rapport montre que depuis 1995, 180 millions de filles de plus se sont inscrites dans l’enseignement primaire et secondaire. Cependant, malgré une augmentation à tous les niveaux de l’éducation, les filles sont toujours plus susceptibles d’être exclues que les garçons et cette exclusion s’est accrue en raison de la pandémie actuelle. Il est donc essentiel que les gouvernements s’attaquent à une discrimination persistante pour parvenir à l’égalité pour la prochaine génération de filles.

La nouvelle publication du Rapport GEM fait le point sur les progrès réalisés dans le domaine de l’éducation des filles au cours des deux décennies et demie qui se sont écoulées depuis la Déclaration et le Programme d’action de Beijing, un engagement historique pris par 189 pays pour faire progresser les droits des filles et des femmes. Depuis 1995, le taux mondial de scolarisation des filles est passé de 73% à 89%, les améliorations les plus importantes ayant été observées en Afrique subsaharienne, en Asie centrale et surtout en Inde. Des progrès significatifs ont été réalisés en matière de scolarisation dans l’enseignement primaire dans 23 pays, dont le Bhoutan, Djibouti et le Népal, où la parité entre les genres a été atteinte par rapport à 1995 lorsque moins de 80 filles pour 100 garçons étaient scolarisées.

En outre, trois fois plus de femmes sont aujourd’hui inscrites à l’université qu’il y a vingt ans, des progrès particuliers ayant été observés en Afrique du Nord et en Asie occidentale. Au Maroc, la parité a été atteinte en 2018, contre seulement trois femmes inscrites pour dix hommes au début des années 1990.

Malgré les progrès encourageants enregistrés, le genre joue toujours un rôle important dans la scolarisation dans de nombreux pays. Au Tchad, en Guinée-Bissau et au Yémen, moins de 80 filles pour 100 garçons ont terminé l’école primaire et les garçons ont plus de deux fois plus de chances que les filles de terminer l’école secondaire. De grandes disparités entre les genres persistent, en particulier pour les apprenants défavorisés. Dans au moins une vingtaine de pays, principalement en Afrique subsaharienne, mais aussi au Belize, en Haïti, au Pakistan et en Papouasie-Nouvelle-Guinée, pratiquement aucune jeune femme n’a terminé le deuxième cycle de l’enseignement secondaire.

Les impacts des discriminations passées sont tels que les femmes représentent encore près des deux tiers des adultes analphabètes. Nombre d’entre elles sont également confrontées à des obstacles supplémentaires, tels que la pauvreté et le handicap. Dans 59 pays, les femmes âgées de 15 à 49 ans issues des ménages les plus pauvres sont quatre fois plus susceptibles de ne pas savoir lire et écrire que celles issues des ménages les plus riches.

Source:

https://fr.unesco.org/news/

Rapport de l’ONU sur la couverture mondiale de la vaccination

Selon les dernières données de l’OMS et de l’UNICEF sur la vaccination dans le monde, 23 millions d’enfants n’ont pas reçu de vaccins de base par le biais des services de santé de routine en 2020. Il s’agit d’une augmentation de 3,7 millions par rapport à 2019 et du nombre le plus élevé d’enfants non-vaccinés depuis 2009.

Ces données, les premières à refléter les interruptions de service de santé dues à la Covid-19, montrent qu’une majorité de pays ont connu l’année dernière une baisse des taux de vaccination des enfants. De manière préoccupante, la plupart d’entre eux – jusqu’à 17 millions d’enfants – n’ont probablement pas reçu un seul vaccin au cours de l’année, ce qui a creusé des inégalités déjà immenses dans l’accès au vaccin.

La plupart de ces enfants vivent dans des communautés touchées par des conflits, dans des endroits reculés mal desservis, ou dans des milieux informels ou des bidonvilles où ils sont confrontés à de multiples privations, notamment un accès limité aux services de santé de base et aux services sociaux essentiels.

À mesure que l’accès aux services de santé et aux campagnes de vaccination a été restreint, le nombre d’enfants ne recevant même pas leur toute première vaccination a augmenté dans toutes les régions. Par rapport à 2019, 3,5 millions d’enfants supplémentaires ont manqué leur première dose de vaccin contre la diphtérie, le tétanos et la coqueluche (DTC-1) tandis que 3 millions d’enfants supplémentaires ont manqué leur première dose contre la rougeole.

Les données montrent que les pays à revenu intermédiaire représentent désormais une part croissante d’enfants non protégés, c’est-à-dire des enfants qui ne reçoivent pas au moins certaines doses de vaccin. L’Inde connaît une baisse particulièrement importante, la couverture du DTP-3 est passé de 91% à 85%. Alimentée par le manque de financement, la désinformation sur les vaccins, l’instabilité et d’autres facteurs, un tableau troublant se dessine également dans les Amériques, où la couverture vaccinale continue de baisser. Seulement 82% des enfants sont complètement vaccinés avec le DTC, contre 91% en 2016.

Même avant la pandémie de Covid-19, les taux mondiaux de vaccination des enfants contre la diphtérie, le tétanos, la coqueluche, la rougeole et la polio étaient au point mort depuis plusieurs années à environ 86%. Ce taux est bien inférieur aux 95% recommandés par l’OMS pour se protéger contre la rougeole – souvent la première maladie à réapparaître lorsque les enfants ne sont pas vaccinés – et insuffisant pour arrêter d’autres maladies évitables par la vaccination.

Avec de nombreuses ressources et du personnel détournés pour soutenir la riposte à la Covid-19, il y a eu des perturbations importantes dans la prestation des services de vaccination dans de nombreuses régions du monde. Dans certains pays, les cliniques ont été fermées ou les heures d’ouverture réduites, tandis que les gens peuvent avoir été réticents à se faire soigner par peur de la transmission ou ont eu des difficultés à accéder aux services en raison des mesures de verrouillage et des perturbations des transports.

Leurs efforts doivent désormais de porter sur le rétablissement des services et les campagnes de vaccination afin que les pays puissent mettre en œuvre en toute sécurité des programmes de vaccination de routine pendant la pandémie. Rectifier les lacunes dans la couverture vaccinale est un autre défi important, notamment l’identification des communautés et les personnes qui ont été oubliées pendant la pandémie. L’UNICEF, l’OMS et Gavi doivent aussi veiller à ce que la livraison des vaccins contre la Covid-19 soit planifiée et financée de manière indépendante et qu’elle se déroule parallèlement, et non aux dépens, des services de vaccination des enfants.

L’ONU rappelle que l’Agenda mondial de vaccination 2030 fixe des objectifs ambitieux à atteindre au cours des 10 prochaines années : une couverture de 90% pour les vaccins essentiels pour les enfants ; réduire de moitié le nombre d’enfants entièrement non vaccinés, et augmenter l’utilisation de nouveaux vaccins vitaux tels que le rotavirus ou le pneumocoque dans les pays à revenu faible et intermédiaire.

Source: https://news.un.org/fr/story/2021/07/1100162